Où placer son argent en 2011 ?

Livrets, assurance-vie, PEA, obligations convertibles, actions, immobilier locatif... Où placer son argent à court, moyen et long terme, en 2011 ? Les priorités de Meyer Azogui, président de Cyrus Conseil. Interview.  
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Fini le temps béni où même les placements sans risque, comme les Sicav monétaires ou les comptes à terme, rapportaient du 4% ! Avec une courbe des taux redevenue normale (avec des taux courts très inférieurs aux taux longs) la hiérarchie habituelle des placements a repris ses droits : pour gagner de l'argent, il faut prendre des risques et investir sur le long terme. La démarche à suivre est effectivement très différente selon l'horizon de placement de l'épargnant.
Quels investissements privilégier à court, moyen et long terme ?  Retrouvez les conseils de Meyer Azogui, président de Cyrus Conseil, le 1er cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant en France, avec 60 collaborateurs, et plus de 1,3 milliards d'euros d'actifs confiés par plus de 2.000 familles clientes.

Quels placements à court terme conseillez-vous pour 2011 ?
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placements Si on veut gagner de l'argent en 2011, il faudra prendre des risques. Avant la crise, les comptes à terme ou Sicav monétaires, des placements sans risques, pouvaient rapporter jusqu'à 4%. Cette période est désormais révolue. Du coup, il convient de se livrer à un premier exercice qui consiste à vérifier le montant des sommes placées sur ces investissements _ par négligence et habitué aux bons rendements passés, on peut y avoir laissé beaucoup trop _,  et à n'y laisser que le stricte nécessaire, c'est-à-dire les sommes dont on sait qu'on va avoir besoin à très court terme. Pour le surplus, il faut privilégier d'autres placements, également sans risque, compte tenu de la courte durée d'investissement.
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On peut déjà faire le plein des livrets réglementés, non fiscalisés et totalement disponibles, comme le Livret A, le Livret jeune ou le Livret d'épargne populaire (LEP) pour les personnes faiblement imposées. Voire, profiter de certaines offres promotionnelles sur les livrets libres de type Livret Orange. Une autre très bonne manière de rentabiliser un investissement à court terme est de placer son épargne sur le fonds en euros (capital garanti et donc sans risque de perte) d'un contrat d'assurance-vie. Mais attention, pour que l'opération soit efficace, le contrat doit avoir plus de 4 ans, sinon, en cas de retrait, la fiscalité réduit la rentabilité nette. Il convient également de privilégier les contrats à frais d'entrée faibles ou nuls et de ne pas hésiter, si ce n'est pas le cas, à les négocier à la baisse avec son assureur.

Et sur une durée plus longue, jusqu'à 5 ans par exemple, où conseillez-vous de placer son argent ? 
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Ma règle d'or : le risque ne vaut que si l'on a vraiment du temps devant soi. A moyen terme, on va pouvoir commencer à prendre des risques, mais mesurés. Deux situations peuvent se présenter, selon l'appétence de l'épargnant au risque.
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Dans le premier cas, imaginons qu'il n'a pas envie ou pas les moyens de prendre des risques. Nous revenons alors naturellement à l'assurance-vie libellée en euros, c'est-à-dire sans risque et cela même si les rendements ont tendance à diminuer (Lire sur ce point l'article "Assurance-vie: les rendements de plus de 180 contrats). Cela reste un excellent moyen de protéger son argent contre l'inflation. Il faut alors réfléchir au choix du contrat et, compte tenu de l'horizon de placement à 4 ou 5 ans, il peut être judicieux d'ouvrir un nouveau contrat plus moderne, notamment si l'ancien ne comporte qu'un seul fonds en euros. Un contrat moderne, est nécessairement multisupport (plusieurs supports d'investissements possibles), mais aussi multigestionnaire (proposer dans chaque catégorie de fonds, plusieurs maisons de gestion), pour pouvoir profiter de toutes les opportunités du marché.
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Imaginons maintenant un épargnant qui aurait envie et les moyens de prendre des risques. Avant de l'orienter vers les placements en actions, j'aurai tendance à lui recommander les obligations convertibles, qui cumulent le côté prudent des placements obligataires tout en profitant des performances des marchés d'actions. L'investisseur particuliers peut trouver des obligations convertibles sous forme de Sicav ou de FCP, soit au travers d'un compte titre ou d'un contrat d'assurance-vie. Autre possibilité : les fonds flexibles. Il s'agit d'OPCVM où le gérant a totalement la main : il peut, selon les circonstances, être investi à 0% ou à 100% en actions. Là encore ces fonds flexibles peuvent être détenus via un compte titre ou un contrat d'assurance-vie.

Que conseiller aux épargnants qui ont un plus large horizon de placement, 8 ans et plus, par exemple ?
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Ici, j'aurai tendance à privilégier deux possibilités. Pour ceux qui optent pour des produits financiers, il faut naturellement s'intéresser aux marchés des actions. Il faut le faire avec discernement et, pour mettre toutes les chances de son côté, fractionner son investissement : y placer tous les mois une certaine somme pour lisser son investissement et se mettre ainsi à l'abri d'un retournement brutal. Cela peut se faire via le PEA ou le contrat d'assurance-vie, qui à long terme, ont les meilleures enveloppes fiscales. Par ailleurs, on peut également s'intéresser à ce qui se passe dans le monde et pas juste à la zone européenne et choisir des fonds en conséquence, notamment dans les pays "neufs", comme les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), avec, de  préférence des gérants de conviction qui ne se contentent pas de répliquer certains indices boursiers.
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Pour ceux qui s'autorisent à sortir du stricte cadre des produits financiers, je conseillerais plus volontiers d'opter pour de l'immobilier locatif, notamment financé à crédit, une opération très avantageuse en période de taux d'intérêt bas. L'immobilier destiné à la location présente aujourd'hui une double protection contre l'inflation. S'endetter à taux fixe faible, comme c'est le cas aujourd'hui, sur une longue durée, permet en cas de remontée de l'inflation de rembourser en monnaie de singe. Par ailleurs, le loyer encaissé, est lui, indexé sur le coût de la construction, donc plus ou moins indirectement sur l'inflation. Quant au dispositif fiscal choisi, c'est la cerise sur le gâteau, la fiscalité ne devant jamais être la première motivation d'un investissement immobilier. Les dispositifs Scellier, LMNP (loueur meublé non professionnel) ou LMNP-Bouvard, sont particulièrement avantageux pour les contribuables qui recherchent un complément de revenu pour leur retraite.
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source : LesEchos.fr

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